
Mis à jour le 07 septembre 2026 par l'Équipe de broker-cfd.fr
Quand on parle des marchés boursiers britanniques, impossible d’ignorer le FTSE 100, plus familièrement appelé le "Footsie". Créé en 1984, cet indice regroupe les cent plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Londres, selon leur capitalisation boursière. Son nom vient du Financial Times Stock Exchange, même si, entre nous, "Footsie" est bien plus simple à prononcer.
C’est l’indice phare du Royaume-Uni, souvent perçu comme un baromètre de l’économie britannique. D’ailleurs, en janvier 2026, le Footsie a franchi pour la première fois de son histoire la barre symbolique des 10 000 points. Mais en réalité… les choses sont un peu moins simples qu’il n’y paraît.
On pourrait croire que le FTSE 100 reflète fidèlement la santé économique du Royaume-Uni. Or, c’est loin d’être le cas. Déjà en 2006, une étude révélait que près de 60 % des revenus des entreprises de l’indice venaient de l’étranger, et cette tendance n’a cessé de s’amplifier.
En fait, la plupart des géants du FTSE 100 sont des multinationales : elles opèrent partout dans le monde, certaines publient même leurs résultats en dollars plutôt qu’en livres sterling. Résultat ? Le Footsie est souvent plus sensible à l’économie mondiale qu’à l’économie britannique.
Par exemple, une crise en Chine ou une chute brutale du pétrole peut faire plus de dégâts sur le FTSE qu’une mauvaise statistique britannique.
Le FTSE 100 n’est pas un club figé. Il est revu tous les trimestres, et des sociétés peuvent y entrer ou en sortir selon leur capitalisation boursière. Une entreprise n’est pas automatiquement exclue si elle passe 101e, mais si elle chute plus bas, elle risque de disparaître de l’indice.
Ce mécanisme garantit un indice "à jour", mais il a un effet collatéral : le FTSE 100 ne représente pas l’économie britannique dans son ensemble, mais plutôt une poignée de mastodontes concentrés dans quelques secteurs.
En 2026, ce sont les valeurs financières (banques, assurances) qui dominent, avec environ un quart de l’indice à elles seules — HSBC en tête. Viennent ensuite les biens de consommation courante, l’industrie et la santé, portée notamment par le géant pharmaceutique AstraZeneca. L’énergie et les mines, longtemps prépondérantes, ne pèsent plus qu’environ 16 % combinées, mais elles gardent une forte influence sur les mouvements de l’indice.
👉 Ce poids des matières premières, cumulé à quelques très grosses capitalisations (HSBC, AstraZeneca, Shell, Rio Tinto, Rolls-Royce…), fait que le Footsie peut être entraîné par une poignée de titres. Si le pétrole flambe, l’indice en profite ; si la Chine ralentit, les minières pèsent. Bref, il faut regarder bien au-delà de Londres pour comprendre ses mouvements.
Un autre point souvent négligé par les traders : l’impact de la devise britannique. De nombreuses sociétés du FTSE 100 réalisant leurs bénéfices en dollars ou en euros, une baisse de la livre sterling peut faire mécaniquement grimper l’indice (puisque les revenus étrangers "valent" plus en livres).
👉 C’est pourquoi le Footsie peut parfois monter alors que les nouvelles économiques au Royaume-Uni sont plutôt mauvaises. À surveiller lors des annonces de la Banque d’Angleterre !
Même s’il est britannique, le FTSE 100 danse aussi au rythme des marchés américains. L’ouverture de Wall Street à 15h30 (heure de Paris) est souvent un moment clé : une annonce de la Fed ou des chiffres US meilleurs que prévu peuvent renverser complètement la tendance de l’après-midi.
👉 Si vous tradez en intraday, gardez un œil sur l’agenda américain. Ce n’est pas un simple "indice local".
Lorsque les entreprises du FTSE 100 détachent leur dividende, cela fait baisser mécaniquement l’indice, même s’il n’y a aucune panique sur le marché. C’est normal : le prix de l’action baisse du montant du dividende. Ce phénomène est subtil mais réel, surtout en saison de distribution.
👉 Il ne faut pas interpréter chaque repli comme un signal baissier : parfois, c’est juste... la comptabilité.
Le FTSE 100 peut être tradé de différentes façons :
C’est un indice très liquide, avec des spreads généralement serrés, ce qui en fait un terrain de jeu apprécié des traders actifs.
| Brokers | Plateformes | Notre avis | Site officiel |
|---|---|---|---|
| MetaTrader 4 et 5 AvaOptions | |||
| xStation 5 | |||
| eToro | |||
| IG, ProRealTime, MT4, L2 Dealer | |||
| MetaTrader 4 et 5 ActivTrader, TradingView |
Le trading de CFD implique un risque de perte significatif, il ne convient donc pas à tous les investisseurs. 69 à 80% des comptes d'investisseurs particuliers perdent de l'argent en négociant des CFD.
Si vous détenez un portefeuille composé d’actions du FTSE 100, vous pouvez envisager de le couvrir en ouvrant une position courte sur l’indice. Par exemple, avec l’indice autour de 10 800 points, un portefeuille d’environ 21 600 £ peut être compensé par une position courte de deux CFD (2 × 10 800 £), ce qui neutralise théoriquement l’exposition.
Mais attention : cette stratégie n’est pertinente que si votre portefeuille suit grosso modo la composition de l’indice. Sinon, vous risquez de voir l’indice monter… pendant que vos actions baissent.
Le FTSE 100 peut être une belle opportunité, à condition de ne pas se fier aux apparences. Ce n’est pas un miroir fidèle de l’économie britannique, ni un indice équilibré. C’est un panier de multinationales exposées à la finance, à l’énergie, aux matières premières, à la devise et aux tendances mondiales.
👉 Bref, si vous voulez le trader sérieusement, apprenez à le décortiquer : composition, pondération, sensibilité aux devises, timing des annonces... Tous ces éléments font la différence entre un trade bien construit et une prise de position hasardeuse.